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Vietnam – Cambodge

LA RICHESSE CULTURELLE ET LE DÉPAYSEMENT GARANTI

Vietnam – Cambodge

RÉSERVATION SUR DEVIS >

Le Vietnam est un pays d’Asie du Sud-Est sur la mer de Chine méridionale. Il est connu pour ses plages, ses cours d’eau, ses pagodes bouddhistes et ses villes animées. Hanoï, la capitale, rend hommage à Hô Chi Minh, l’emblématique dirigeant de la nation à l’ère communiste, avec un immense mausolée en marbre. Hô-Chi-Minh-Ville (anciennement Saigon) possède des sites d’intérêt de l’époque coloniale française, ainsi que des musées d’histoire sur la guerre du Vietnam et les tunnels de Củ Chi, utilisés par les soldats Viêt-cong.

Le Cambodge est un pays d’Asie du Sud-est aux paysages variés : plaines de basse altitude, delta du Mékong, montagnes et littoral du golfe de Thaïlande. Phnom Penh, sa capitale, abrite le Marché central art déco, l’étincelant Palais royal et les expositions historiques et archéologiques du Musée national du Cambodge. Dans le nord-ouest du pays, on peut admirer les ruines du temple d’Angkor Vat, un immense complexe en pierre bâti sous l’Empire khmer.

15 Jours / 14 Nuits
  • Départ
    Paris > Hanoï
  • Code vestimentaire
    Vêtements de sport décontractés et confortables, chaussures de randonnée, maillot de bain, chapeau, lunettes de soleil et veste légère.
  • Inclus
    Vietnam – Cambodge
    Frais de visa
    Vols aller et retour
    Transferts aéroport / hôtel
    Pension complète
    Taxes d’aéroport
    Demi-pension
    Bed & Breakfast
    Guide
  • Non inclus
    Assurances
    Boissons
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JOUR 1 : PARIS > HANOÏ
Envol à destination d’Hanoi (repas servis à bord). Nuit à bord.
2
JOUR 2 : HANOI
(petit déjeuner servi à bord) Arrivée et transfert à l’hôtel. Check in 14h00, early check in selon disponibilité sur place. Début de la visite de la ville d’Hanoi avec en particulier l’extérieur du mausolée Hô Chi Minh, la maison sur pilotis, la pagode du pilier unique, le Temple de la Littérature, “Première Université du Vietnam”. Poursuite de votre visite le Musée d’Ethnographie (fermé tous les lundis) qui est certainement l’un des plus intéressants du Vietnam. Créé en novembre 1997 au moment du sommet de la francophonie, il est devenu un passage obligatoire de la visite de Hanoi. Nuit à l’hôtel .
3
JOUR 3 : HANOI > NINH BINH
(petit-déjeuner, déjeuner) En matinée, vous prenez la route en direction de la province Ninh Binh en empruntant une section de la fameuse piste Ho Chi Minh, bordée à cet endroit de montagnes et de rizières. Vous entrez alors dans l’un des paysages les plus bucoliques du nord Vietnam. Déjeuner chez l’habitant. En début d’après-midi, vous reprenez la route jusqu’au village de Gia Hung, où nous vous proposons une agréable balade à vélo (8km), sur la digue qui longe la rivière Boi, à la découverte des villages du delta, et de leurs habitants. Arrivés à Van Long, vous embarquez à bord de petites barques à rames pour une promenade d’environ 1h30 à travers les rizières et le paysage spectaculaire de pitons rocheux, de canaux et de végétation. En fin de journée, installation à l’hôtel. Nuit à l’hôtel.
4
JOUR 4 : NINH BINH > HALONG
(petit-déjeuner, déjeuner, dîner) Départ le matin par la route vers Halong (190km - 4 heures). À l’arrivée, embarquement à bord d’une jonque non-privatisée. Déjeuner à bord. Départ pour une croisière de rêve pour découvrir les milliers d’îlots rocheux aux formes curieuses de la mythique baie d’Halong, émergeant des eaux couleurs émeraude, avec un arrêt pour visiter une grotte. La nature des visites étant liée au changement des marées et aux conditions météorologiques, l’itinéraire sera défini par le capitaine du bateau, le jour même Continuation de la croisière. Dîner et nuit à bord.
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JOUR 5 : HALONG > HANOI > HUE
(petit-déjeuner) Nous vous conseillons un réveil aux aurores pour profiter de la baie. Après un bain matinal (selon la saison), petit déjeuner à bord. Retour au port de Halong et débarquement final vers 11h00. Retour à Hanoi en empruntant la nouvelle route qui traverse les grandes étendues de rizières du delta du fleuve rouge. Arrêt en route pour visite de la pagode But Thap, une veille pagode de 300 ans. Transfert à l’aéroport d’Hanoi pour prendre le vol vers Hue. Arrivée à 20h35 et transfert à l’hôtel. Nuit à l’hôtel.
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JOUR 6 : HUE
(petit-déjeuner) Visite de la Citadelle Impériale, construite à l’image de la Cité interdite de Pékin: la Cité Impériale, la Cité Pourpre interdite, la Tour du Drapeau, l’Autel du Ciel... La Citadelle (Kinh Thanh) est entourée de larges douves sur un périmètre de plus de 10 km: entrée par la porte du Midi (Ngo Môn), visite de la Ville Royale, traversée du petit pont de la Voie Céleste, et de l'esplanade des Grandes Salutations, visite du Palais de la Paix Suprême. Balade en cyclo-pousse pour la découverte de la vieille ville. L’après-midi, visite du Tombeau de l’Empereur Tu Duc qui est un des sites les plus beaux de Hué. Il respire la quiétude et est un modèle d'art vietnamien traditionnel. C'est aussi l'occasion d'apprendre à connaître l'histoire de la dynastie des Nguyen et de l'invasion coloniale française. Ensuite, visite d’une maison jardin typique de la ville de Hue construite selon les règles de la géomancie. Il en émane une sérénité particulièrement agréable. Nuit à l’hôtel.
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JOUR 7 : HUE > HOI AN
(petit-déjeuner) Départ en voiture vers Danang (environs 3.5 heures de route) par le col des nuages. Vous profiterez de son superbe panorama sur la baie. Plusieurs arrêts sont prévus en route dont un à la plage de Lang Cô. Visite le musée Cham à Danang avant de prendre la route à Hoi An (30km). Il regroupe plus de 300 pièces originales qui datent du VII ème au XV ème siècle. L'art Cham est très proche de l'art Khmer et a aussi subi les influences des arts javanais et Dai Viet. Le royaume Champa a été en guerre pendant de nombreux siècles avec le Vietnam jusqu'à la défaite finale au XVème siècle. Le musée Cham est un joli petit musée dans une vieille villa coloniale. Le musée est ouvert à tous les vents. Cela rend la visite d'autant plus agréable. La collection de pièces Cham est assez importante. Une fois à Hoi An, installation à l'hôtel. Temps libre dans les vieux quartiers. Nuit à l’hôtel.
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JOUR 8 : HOI AN
(petit-déjeuner) Journée libre. Nuit à l’hôtel.
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JOUR 9 : HOI AN - DANANG > HÔ CHI MINH
(petit-déjeuner) Transfert sans guide à l’aéroport pour prendre le vol VN 115 vers Saigon à 09h40. Arrivée à 11h05, accueil à l’aéroport et transfert en ville (40 minutes de route) pour la visite du quartier de Cholon avec en particulier le marché Binh Tay et la pagode Thien Hau. Installation à l'hôtel. Visite des sites historiques de la ville: l’ancien Bureau de Poste de Saigon, la Cathédrale Notre-Dame et le marché Ben Thanh. Et enfin, continuation pour votre visite du Musée de la Guerre où sont exposés des engins de guerre, des tableaux et des photos relatifs au conflit contre les Etats Unis ou du Musée Fito, le premier musée privé du Vietnam qui conserve un trésor documents et documentaires relatifs à la médecine traditionnelle. Nuit à l’hôtel.
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JOUR 10 : HÔ CHI MINH > BEN TRE > HÔ CHI MINH
(petit-déjeuner, déjeuner) Départ pour Ben Tre, une petite ville, cachée dans le delta du Mékong. Une journée à Ben Tre est un véritable voyage sensoriel et de découverte. Vous verrez les techniques professionnelles à la confection des briques et nattes, la façon dont sont extraits les produits du coco etc. Admirez le superbe panorama de la campagne de palmiers, des cours d'eau jaune portant des alluvions du Mékong et les produits locaux de multiples couleurs tout en explorant les sentiers de terre du village. Goûter des fruits locaux exotiques ou vous arrêter afin d'observer ou de goûter une galette de riz cuite à la vapeur sur place ou avec des bonbons de coco et du thé vert. Complétez votre expérience tout en écoutant les bruits de bateau, tricycle à moteur, et le bavardage et les sourires des habitants locaux, modestes mais accueillants. Déjeuner local. Retour vers Saigon.
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JOUR 11 : HÔ CHI MINH > SIEM REAP
(petit-déjeuner) Transfert sans guide à l’aéroport pour prendre le vol VN 3819 vers Siem Reap à 08h20. Arrivée à 09h25 et transfert à votre hôtel. Check in 14h00, early check in selon disponibilité sur place. Découverte ensuite des temples de Roluos avec une petite balade à vélo pour découvrir ce groupe et puis le Prasat Kravan, le Mebon Oriental ainsi que le temple montagne Prè Rup gardé par de monumentales statues d’éléphants et d’où vous assisterez au coucher du soleil. Nuit à l’hôtel.
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JOUR 12 : SIEM REAP
(petit-déjeuner) Journée de découverte d'Angkor en tuk tuk. Le matin, visite du plus réputé de tours les temples de la plaine d’Angkor: Angkor Wat. Le site s’étend sur 81 hectares et se rapproche par sa taille du Palais Impérial de Beijing. Ses 5 tours caractéristiques sont représentées sur le drapeau cambodgien et la pièce majeure qui date du 12ème siècle est considérée par les historiens comme celle témoignant le mieux de l’art et de l’architecture Khmers. Les 5 tours d’Angkor Wat symbolisent les 5 crêtes de Méru – le mur d’enceinte représente la chaîne de montagnes sur laquelle repose le mont Méru, centre de l’univers pour les hindouistes et les douves qui l’entoure l’océan au-delà. L’après-midi, visite du splendide site d’Angkor Thom, arrivée au Bayon, temple fantastique avec ses nombreuses tours décorées de visages énigmatiques. Continuation par le temple Royal du Phimeanakas, la Terrasse des Eléphants et celle du Roi Lépreux. Note: Durant la visite, il est obligé pour les visiteurs à bien se couvrir les épaules, et à porter un pantalon long ou une jupe longue. Nuit à l’hôtel.
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JOUR 13 : SIEM REAP
(petit-déjeuner) Le matin, départ pour le site archéologique, puis visites de temples: le Preah Khan, semblable à Ta Prohm par ses décales de couloirs cachés et ses hautes fenêtres, la fontaine de Neak Pean, construite au milieu d’un bassin et représentant un lac de montagne paradisiaque de l’Himalaya, et Ta Som. Poursuite pour le Srah Srang avec sa fontaine aux ablutions et le temple de Banteay Kdei. L’après-midi, retour sur le site archéologique. Visite du joyau de l’art classique Khmer, le temple Banteay Srey, la «Citadelle des femmes» situé à une trentaine de kilomètres de Siem Reap dans la campagne cambodgienne. Ce temple de plein pied en grès rose et latérite est un magnifique bijou ciselé avec une extrême finesse et un fantastique luxe de détails. Au retour, arrêt dans un village afin d’observer le travail dans les rizières et les méthodes de récolte du sucre de palme. En fin d’après-midi, visite Banteay Samrè. Nuit à l’hôtel.
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JOUR 14 : SIEM REAP> HANOI > PARIS
(petit-déjeuner, déjeuner, repas servis à bord)
  • Le matin, départ pour Kompong Khleang, un village lacustre se trouve à une quarantaine de kilomètres de Siem Reap et est épargné par le tourisme de masse. Il s'agit d'un village où toutes les maisons sont sur pilotis qui offre un environnement naturel exceptionnel, les paysages sont à couper le souffle: des plaines inondées, des étendues d'eau à perte de vue, des rizières d'un vert étincelant...
  • Balade à pieds dans le village à la rencontre des habitants.
  • Ensuite, départ en bateau local sur les canaux à destination du grand lac où le peuple vietnamien qui y vit déplace ses maisons selon les saisons.
  • Retour au village et déjeuner pique-nique chez l’habitant.
  • Retour à Siem Reap en après-midi.
  • Temps libre jusqu’au transfert à l’aéroport pour prendre le vol vers Hanoi, puis vers Paris.
  • Nuit à bord.
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JOUR 15 : PARIS
  • Petit déjeuner servi à bord .
  • Arrivée à Paris.

LA CARTE

VIETNAM & CAMBODGE

Histoire du Vietnam

Pour les historiens vietnamiens, le Viêt Nam fut fondé en 2877 av. J.-C.. La capitale de l'époque se situait à l'emplacement de l'actuelle Canton (Quảng Châu) en Chine méridionale. L'histoire du pays, dont les origines sont semi-légendaires, se confond en grande partie avec celle du peuple Việt, aussi appelé Kinh, qui, de son berceau primitif du Van Lang, aurait ensuite essaimé vers le delta du fleuve rouge (Đồng bằng sông Hồng). Les Viêt ne prennent que très progressivement possession de l'espace géographique qui est aujourd'hui celui du Viêt Nam. En 258 av. J.-C., le Van Lang est intégré au royaume élargi d'Âu Lạc, qui passe à son tour sous la coupe de l'Empire de Chine. En 221 av. J.-C., un général chinois, Zhao Tuo (趙佗) se proclame roi d'un nouvel État indépendant, le Nam Việt (comprenant des territoires du Sud de la Chine et du Nord de l'actuel Viêt Nam), qui existe jusqu'en 111 av. J.-C., date à laquelle il est reconquis par la Chine sous le règne de l'empereur Wudi de la dynastie Han (漢武帝).
Le futur Viêt Nam demeure une possession chinoise pendant environ un millénaire, malgré des révoltes parmi lesquelles celles menées par les deux sœurs Trung (Hai Bà Trưng) et Triệu Thị Trinh sont les plus célèbres, et des périodes d'indépendance plus ou moins longues. Sous la dynastie chinoise des Tang, le pays est un protectorat désigné sous le nom d'Annam, le « Sud pacifié », nom qui servira longtemps à le désigner en Occident. Ce n'est qu'en 932 que l'effondrement du pouvoir central permet au Đại Việt, le « Grand Viêt », de devenir un royaume indépendant, qui continue cependant de payer tribut à la Chine. Au cours d'un processus séculaire appelé Nam Tiên, la « Marche vers le Sud », les Viêt conquièrent le territoire qui va devenir celui du Viêt Nam, aux dépens du Royaume de Champā et de l'Empire khmer. Plusieurs dynasties se succèdent à la tête du pays qui, au xviiie siècle, atteint peu ou prou la configuration de l'actuel Viêt Nam. Entre le milieu du xvie siècle et la fin du xviiie siècle, le pays est politiquement divisé en deux, la famille des ministres Trịnh (Chúa Trịnh) contrôlant le Nord et la famille Nguyễn (Nhà Nguyễn/) le Sud, tandis que les empereurs de la dynastie Lê (Nhà Lê) ne conservent qu'un pouvoir symbolique. Les Tây Sơn (Nhà Tây Sơn/) disputent ensuite le pouvoir aux deux familles, mais ce sont les Nguyễn, avec l'aide de la France, qui remportent la victoire. Au début du xixe siècle, Gia Long (嘉隆) des Nguyễn devient l'empereur du pays, qui prend le nom de Việt Nam et continue de reconnaître la Chine comme puissance suzeraine.
Au milieu du siècle, la fermeture du pays au commerce étranger et au christianisme finit par entraîner un conflit avec la France : le Second Empire intervient en 1858 et s'empare du Sud du pays, qu'il annexe pour en faire la colonie de Cochinchine. En 1883, la guerre franco-chinoise provoque une nouvelle expédition française, la France souhaitant à la fois sécuriser sa colonie et s'emparer des richesses du Tonkin au nord du pays. Des traités de protectorat aboutissent à la création de deux nouvelles entités, le Protectorat d'Annam (centre) et le Protectorat du Tonkin (nord). Le pays est désormais divisé en trois, les empereurs Nguyễn ne conservant qu'une autorité symbolique sur l'Annam et le Tonkin, tandis que la Cochinchine fait partie intégrante du territoire de la France. En 1887, les trois entités sont intégrées à l'Indochine française.
Malgré de nombreux soulèvements nationalistes, les Français maintiennent leur contrôle sur le territoire vietnamien ; dans les années 1930, le Parti communiste indochinois, dirigé par Nguyen Aï Quoc, futur Hô Chi Minh, organise à son tour des insurrections, durement réprimées. Les nationalistes vietnamiens modérés et l'empereur Bảo Đại tentent d'obtenir par la négociation une autonomie accrue, mais n'ont pas plus de succès. En 1945, le Japon, qui occupait l'Indochine française depuis 1940, démantèle l'appareil colonial français pour prendre le contrôle du territoire. La reddition japonaise, quelques mois plus tard, permet au Việt Minh, front nationaliste dirigé par le Parti communiste de Hô Chi Minh, de prendre le pouvoir lors de la révolution d'Août. Les Français ne parviennent que progressivement à reprendre le contrôle de l'Indochine ; Hô Chi Minh, dont le pouvoir est encore très fragile, tente la voie de la négociation, mais les pourparlers achoppent et, fin 1946, le conflit larvé débouche sur la guerre d'Indochine. Les Français réorganisent le pays, unifiant les trois territoires au sein de l'État du Viêt Nam (Quốc gia Việt Nam/) dirigé par Bảo Đại ; le soutien de la Chine permet cependant au Việt Minh de prendre militairement l'avantage. Après leur défaite lors de la bataille de Diên Biên Phu (Chiến dịch Điện Biên Phủ/), les Français renoncent à poursuivre un conflit ingagnable et, lors des accords de Genève de 1954, reconnaissent l'indépendance du pays.
Le Viêt Nam demeure cependant provisoirement divisé en deux, les communistes ayant le contrôle du Nord et le gouvernement de Bảo Đại celui du Sud. Ngô Đình Diệm, premier ministre du Sud, refuse le référendum prévu par les accords pour réunifier le pays et prend le pouvoir, évinçant Bảo Đại et proclamant la république. Deux États ennemis, la République démocratique du Viêt Nam au Nord (Việt Nam Dân chủ Cộng hòa) et la République du Viêt Nam au Sud (Việt Nam Cộng hòa/) se font désormais face, le Viêt Nam devenant l'un des fronts les plus chauds de la guerre froide. Les États-Unis, désireux d'endiguer la progression du communisme en Asie, se substituent aux Français comme protecteurs du Sud Viêt Nam et aident Diệm à combattre l'insurrection communiste. Mais l'autoritarisme croissant du président sud-vietnamien le rend de plus en plus impopulaire ; en 1963, avec l'assentiment des Américains, il est renversé lors d'un putsch. Le Sud Viêt Nam demeure cependant très instable, et de plus en plus menacé par la guérilla du Front national de libération du Sud Viêt Nam (aussi appelé péjorativement Việt cộng par la République du Viêt Nam et ses alliés américains), soutenue par le Nord. Les Américains soutiennent à bout de bras l'effort de guerre sud-vietnamien et, en 1964, la résolution du golfe du Tonkin donne au président des États-Unis carte blanche pour intervenir au Viêt Nam. L'intervention américaine, ravageant les infrastructures et l'environnement du Viêt Nam, échoue non seulement à mettre un terme à l'insurrection, mais étend le conflit armé au Laos et au Cambodge. La guerre, à la fin des années 1960, est de plus en plus impopulaire en Occident et les États-Unis cherchent une porte de sortie. De longues négociations aboutissent, en 1973, aux accords de paix de Paris et au retrait américain. Deux ans plus tard, le Nord Viêt Nam réalise son offensive finale contre le Sud ; le Viêt Nam, désormais entièrement sous contrôle communiste, est réunifié en 1976.
Aligné sur l'URSS, le Viêt Nam sort ravagé de la guerre et doit, avec la réunification, affronter de multiples difficultés économiques. L'Aide du Vietnam au Cambodge, fin 1978, pour renverser les Khmers rouges, le bref conflit contre la Chine puis le coûteux conflit cambodgien s'ajoutent aux difficultés et à l'isolement diplomatique du pays. À partir de la seconde moitié des années 1980, et après la mort du dirigeant conservateur Lê Duẩn, le Viêt Nam entame sa propre perestroïka, le Đổi mới, et libéralise son économie, s'affirmant progressivement comme un pays émergent dynamique. Le système politique demeure cependant autoritaire, le Parti communiste vietnamien gouvernant en tant que parti unique.

Histoire du Cambodge

Le Cambodge actuel se veut l’héritier de l’empire khmer qui dominait la majeure partie de la péninsule indochinoise au xiie siècle. De nombreux temples furent érigés sur l’ensemble du territoire, dont le plus notable est Angkor vat. S’ensuivra un long déclin au profit du Siam à l’ouest puis de l’Annam à l’est ; paradoxalement, cet affaiblissement ne prendra fin qu’avec la mise sous tutelle du pays par la France, à la suite de la signature d’un traité de « protectorat » en 1863. Les milieux nationalistes instrumentaliseront pour leur part souvent ce déclin, en attribuant la responsabilité aux différents dirigeants qui s’étaient succédé et qui par intérêt auraient permis cette décadence. Il convenait donc d’après eux de les écarter pour pouvoir renouer avec les fastes d’antan. Ce retour à la gloire d’Angkor sera sous plusieurs formes le cheval de bataille de la plupart des dirigeants de la seconde moitié du xxe siècle.
Le protectorat français intégré à l'Indochine française se termine le 9 novembre 1953 par l'indépendance du pays, à la fin de la guerre d'Indochine. Devenu une monarchie constitutionnelle (dès 1947) dirigée par le roi Norodom Sihanouk, le pays affiche une politique de neutralité dans la guerre du Viêt Nam, mais dès 1966 ne s'oppose pas au transit par son territoire des troupes et des fournitures du Nord Viêt Nam à destination des combattants anti-américains du Front national de libération du Sud Viêt Nam (Việt Cộng).
Confronté, à partir de 1967-1968, à une insurrection fomentée par les Khmers rouges — des rebelles communistes d'inspiration maoïste —, avec une économie qui va de mal en pis, Norodom Sihanouk doit se résoudre à confier le 14 août 1969 la direction du gouvernement au général Lon Nol, son pilier militaire, connu pour son anticommunisme, en échange d'une aide américaine. Le 18 mars 1970, Lon Nol, poussé par le prince Sirik Matak, de la branche Sisowath concurrente, renverse Sihanouk en déplacement à l'étranger (Moscou et Pékin) et instaure la république khmère. Devenu allié des États-Unis, le Cambodge est alors intégré à la stratégie d'endiguement du communisme en Asie du Sud-Est.
Avec l'appui de la Chine, les Khmers rouges déclenchent alors une véritable guerre contre les forces gouvernementales. En sus de cette guerre civile, le pays est entraîné dans la guerre du Viêt Nam. Dès 1970, les Khmers rouges sont en passe de gagner, mais les États-Unis interviennent intensivement (larguant plus de 2,7 millions de tonnes de bombes, faisant du Cambodge le pays le plus bombardé de l'histoire5) et maintiennent provisoirement le régime républicain (avril-juin 1970). Cette campagne militaire fait de 600 000 à 800 000 morts, civils et rebelles confondus6. Cependant, lorsqu'en 1973 les États-Unis se désengagent de la région, leurs frappes aériennes ne parviennent plus à arrêter la menace communiste. Les Khmers rouges de Pol Pot, soutenus par la République populaire de Chine, prennent Phnom Penh le 17 avril 1975 et installent un régime totalitaire maoïste.
L'« Angkar » (organisation) des Khmers rouges applique alors une politique maximaliste, plus extrémiste encore que celle des Soviétiques et des maoïstes, visant notamment à purifier le pays de la civilisation urbaine et bourgeoise. Les villes, à l'image de Phnom Penh dans la nuit du 17 au 18 avril 1975, sont vidées de leurs habitants, envoyés en rééducation dans les campagnes. La traque systématique des anciennes élites, « identifiées » parce que parlant des langues étrangères ou portant des lunettes (par exemple), ajoutée aux mines placées par les deux camps, à la malnutrition et aux maladies, aboutit à des massacres de masse et à une catastrophe humanitaire d'origine politique. Le chiffrage du nombre de victimes est un travail difficile et sur lequel les historiens ne sont pas encore parvenus à un consensus. Le chiffre de 1,7 million de victimes directes et indirectes est le plus communément admis.
Le 25 décembre 1978, redoutant le chaos s'installant chez son voisin, le Viêt Nam envahit le Cambodge et provoque la destruction des rizières, entraînant l'effondrement du régime des Khmers rouges. Les autorités vietnamiennes installent un gouvernement proche de leurs intérêts et réorganisent le pays selon le modèle socialiste laotien et vietnamien. Une guérilla rassemblant des mouvements divers allant des Khmers Rouges aux mouvements royalistes appuyés par la Thaïlande fait alors rage dans le pays semant la destruction dans toutes les provinces. Des millions de mines sont alors disséminées à travers tout le territoire et nombre d'entre elles perdurent jusqu’aujourd'hui. Des centaines de milliers de réfugiés, repoussés par les combats, passent la frontière thaïlandaise et trouvent refuge dans des camps encadrés par l'armée royale thaïe (camps de Sa Kaeo, Nong Samet et Nong Chan). Durant toute la décennie des années 1980, le pays est ruiné et divisé au gré des combats. La malnutrition fait des ravages et les épidémies entraînent des milliers de morts alors que le pays ne dispose plus ni d'alimentation ni de médicaments.
Après le départ des forces du Viêt Nam en 1989 et l'envoi de forces de l'ONU au début des années 1990, le régime retrouvera peu à peu un semblant d'autonomie tout en restant régulièrement dénoncé pour ses atteintes aux droits de l'Homme. Le premier ministre actuel Hun Sen, placé au pouvoir par le Viêt Nam, dirige le pays depuis cette période, et s'est maintenu au sommet grâce à trois élections douteuses successives dans un climat patent de violence politique. Le principal opposant, Sam Rainsy, s'est réfugié à Paris en 2005. Le roi Norodom Sihanouk, redevenu chef de l’État en 1993, a abdiqué une seconde fois en 2004 au profit de son fils cadet Norodom Sihamoni, ancien danseur classique et ambassadeur du Cambodge auprès de l'Unesco à Paris.
Le Cambodge est aujourd'hui confronté à une série de choix douloureux. Son économie, qui dépend encore très largement de l'aide internationale (en 2001, un tiers du budget de l'État provenait de donateurs internationaux), souffre d'une corruption très importante (pays classé 157e sur 176 de l'Indice de perception de la corruption Transparency International en 20127). De nombreux trafics (pierres précieuses, bois, filières de prostitution, drogues) en direction des pays voisins et un système judiciaire de qualité médiocre pénalisent le développement économique. D'autres problèmes hérités du désastre khmer rouge obèrent aussi le développement du pays comme la question des terres (le cadastrage, supprimé par les Khmers Rouges, est encore loin d'être finalisé) ou l'éducation, le système éducatif ayant été complètement détruit par les Khmers rouges (enseignants assassinés, etc.).
Actuellement, le secteur touristique et le textile (présence de grandes chaînes internationales de prêt-à-porter) sont les principaux pourvoyeurs de devises du pays. La stabilité politique établie sous l'autorité de Hun Sen attire nombre d'investisseurs étrangers et permet au pays de bénéficier d'un des plus forts taux de croissance de la région (+10 % par an entre 2004 et 2007).
En janvier 2011, des rivalités territoriales avec la Thaïlande autour du temple de Preah Vihear (patrimoine mondial de l'humanité UNESCO) entraînent des violences entre les deux voisins. Des bombardements visant le Cambodge font une dizaine de morts. Côté thaïlandais, deux soldats sont tués. Les tensions restent cependant limitées à la zone frontalière aux abords directs du temple et les échanges commerciaux entre les deux pays continuent à se développer.